À l’occasion de la publication d’une étude réalisée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et Colombus Consulting, l’impact fiscal des énergies vertes est désormais chiffré. En 2024, l’éolien en mer a généré 27 millions d’euros de recettes fiscales pour les collectivités.
L’étude dévoilée le 17 février 2026 mesure, pour la première fois à l’échelle locale, l’ensemble des retombées fiscales générées par les filières EnR. Au total, elles ont contribué à hauteur de 2,172 milliards d’euros aux budgets locaux en 2024. Pour l’éolien en mer, cette contribution de 27 millions d’euros se décompose en 19 millions d’euros issus de la fiscalité des entreprises de la chaîne de valeur et 8,23 millions d’euros provenant de la taxe éolienne en mer.

Une montée en puissance attendue dès 2025
Dès 2025, le montant total de la taxe éolienne en mer devrait atteindre 30 millions d’euros. Cette accélération est portée par l’entrée en service complète de parcs d’envergure, notamment celui de Saint-Brieuc et la ferme pilote flottante Provence Grand Large.
Le projet Pennavel s’inscrit dans cette trajectoire. Sur la base de la fiscalité actuelle, la seule taxe éolienne en mer rapportera, au moment de la mise en service, entre 4,7 et 5,4 millions d’euros par an, montants auxquels s’ajouteront les revenus issus de la fiscalité des entreprises.
Fonctionnement et répartition de la taxe éolienne en mer
La taxe éolienne en mer constitue une ressource spécifique dont les modalités dépendent de la localisation des installations. Pour les parcs situés dans le domaine public maritime (jusqu’à 12 milles des côtes), la taxe est calculée selon la puissance installée. En 2025, elle s’élève à 20 248 € par an et par mégawatt (MW).
Selon l’article 1519 C du code général des impôts, sa répartition est strictement encadrée pour bénéficier aux acteurs de la mer :
- 50 % pour les communes littorales depuis lesquelles les parcs sont visibles.
- 35 % pour les comités des pêches maritimes et des élevages marins (15% pour le comité national et 20% pour le comité régional).
- 10 % pour l’Office français de la biodiversité (OFB), au bénéfice de la façade maritime.
- 5 % pour les organismes de secours et de sauvetage en mer (SNSM).
Pour les parcs situés en Zone Économique Exclusive (au-delà de 12 milles), le montant est identique (20 248 €/MW en 2025). Actuellement, ces sommes sont reversées au budget général de l’État pour financer la transition écologique et le développement durable de l’espace maritime.