Progrès ?
Ces projets [éoliens en mer] produisent une énergie exportée. Je m’inquiète de la multiplication des équipements électriques, des conséquences sur le paysage, des champs électromagnétiques que j’estime néfastes pour la faune et pour les humains : comment Pennavel répond-elle à ces inquiétudes ?
Le parc produira l’équivalent de la consommation de 450 000 habitants, soit environ 15 % de la population bretonne. L’électricité alimentera le réseau public géré par RTE, participant à la stabilité de l’alimentation électrique de la région alors que la Bretagne ne produit que 20 % de ce qu’elle consomme.
Concernant les champs électromagnétiques, le gestionnaire de réseau de transport RTE indique que les autorités sanitaires s’accordent sur l’absence d’effet démontré sur la santé des champs électriques et magnétiques 50 Hz. Pour les câbles sous-marins, l’Ifremer n’a pas identifié d’impact significatif in situ sur la faune benthique et halieutique.
Les impacts environnementaux dans leur ensemble sont étudiés dans le cadre d’une démarche exigeante et transparente. L’objectif de l’éolien en mer est justement de préserver l’environnement : limiter au maximum les impacts, compenser ceux qui subsisteraient et garantir un suivi de qualité tout au long de la vie du projet.
L’enjeu est de réduire notre dépendance aux énergies fossiles (dont le pétrole et le gaz), fortement génératrices de gaz à effet de serre, et qui représentent encore 60 % de la consommation finale d’énergie en France, avec une électricité faiblement émettrice.