La zone de développement a été définie par l’État, qui est seul compétent pour choisir les zones destinées à l’éolien en mer. Cette localisation résulte de plusieurs années d’études et d’une concertation préalable menée en 2020 sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). La zone retenue est le fruit d’un équilibre recherché par l’État avec toutes les parties prenantes : les pêcheurs professionnels, les élus, les associations de protection de la nature et de l’environnement, les riverains et le ministère de la Défense. Ce choix doit permettre de répondre aux enjeux économiques (spécialement en matière de raccordement), environnementaux et d’usages, spécialement des pêches professionnelles.
Le parc sera situé au minimum à 19 kilomètres des côtes de Belle-ile-en-mer. À cette distance, les éoliennes seront visibles depuis l’ouest de l’île et cette visibilité variera au fil de la journée et des saisons en fonction des facteurs météorologiques. Des photomontages, réalisés par des bureaux d’études indépendants selon une méthodologie encadrée par l’État, permettent de simuler cette visibilité.. Voici les photomontages https://geophom.fr/PHOM/dgec-gMj!/ao59-2024-08-06/phom/carto/index.html.
L’appel d’offres numéro 5 impose cette technologie puisque la zone retenue par l’État a des profondeurs comprises entre 80 et 120 mètres, trop importantes pour installer des fondations posées sur le fond marin. L’éolien flottant est la technologie la plus adaptée à ces conditions : les éoliennes reposent sur un flotteur maintenu par des lignes d’ancrage au sol, ce qui permet d’éloigner le parc des côtes et de capter les vents réguliers plus forts. Ce choix permet donc d’exploiter pleinement les caractéristiques naturelles du site.
Le calendrier du projet s’étend sur plusieurs années. Des études environnementales et techniques sont menées depuis 2024 pour alimenter l’étude d’impact environnemental. Pennavel déposera ensuite ses demandes d’autorisations, qui seront instruites par l’État avec une participation du public (enquête publique). En parallèle, la concertation se poursuit avec les parties prenantes, dans la continuité du travail mené sous l’égide de la CNDP lors de la définition de la zone. .Pour consulter le calendrier du projet : lien vers la nouvelle rubrique calendrier.
Pennavel travaille étroitement avec les pêcheurs. L’organisation des usages en mer sera néanmoins définie par le préfet maritime, en s’appuyant sur les commissions nautiques où siègent notamment les professionnels de la pêche. L’objectif est de permettre la cohabitation des activités dans des conditions de sécurité adaptées, comme c’est déjà le cas sur d’autres parcs éoliens en mer en France. Le dialogue avec les pêcheurs est engagé et se poursuivra tout au long du projet.
De nombreuses études ont déjà été réalisées par l’État et RTE entre 2020 et 2024 pour mieux connaître le milieu marin : campagnes géophysiques (relief et nature des fonds), études géotechniques (composition du sol en profondeur) et inventaires de biodiversité (faune et flore marines). Pennavel complète ces travaux par de nouvelles campagnes en 2025 et 2026. Ces données permettront de définir des mesures d’évitement, de réduction et, si nécessaire, de compensation (mesures ERC). Pennavel s’est engagé à consacrer 20 M€ à ce volet biodiversité.
Le projet générera des retombées multiples pour le territoire, à la fois économiques, industrielles, énergétiques et climatiques. Sur le plan économique : une taxe éolienne en mer d'environ 5,5 M€/an répartie entre communes, pêche, biodiversité et sécurité en mer, une trentaine d'emplois directs à Lorient sur 30 ans d'exploitation, jusqu'à 150 emplois en intégrant raccordement et second parc, et la structuration d'une filière française du flottant. Sur le plan énergétique et climatique : une production équivalente à la consommation de 450 000 habitants d’électricité bas carbone et un renforcement de l'approvisionnement énergétique de la Bretagne.
Une éolienne en mer flottante est une éolienne installée non pas sur une fondation fixée au fond marin, mais sur un flotteur. Ce flotteur, maintenu en place par un système de lignes d’ancrage, permet à l’éolienne de produire de l’électricité dans des zones de grande profondeur, loin des côtes. L’ensemble est connecté par des câbles électriques sous-marins qui transportent l’énergie vers une sous-station en mer. Puis l’électricité est acheminée jusqu’au réseau électrique terrestre pour intégrer le réseau de distribution national.
L’éolien posé repose sur des fondations fixées directement au fond marin. Cette technologie est adaptée aux faibles profondeurs, généralement jusqu’à 60 mètres. L’éolien flottant, lui, est installé sur un flotteur maintenu en position par des lignes d’ancrage au sol marin. Il permet d’exploiter des zones plus profondes, comme au large de la Bretagne Sud, tout en s’appuyant sur les mêmes principes de production d’électricité. Les deux technologies répondent à des contextes marins différents.
L’électricité produite par chaque éolienne est transmise par un câble jusqu’à une sous-station située en mer. Cette installation sert à collecter l’électricité du parc et en élever la tension de 66 kV à 225 kV, pour en assurer le transfert vers la côte. Un câble posé sur le fond marin relie ensuite la sous-station au poste électrique à terre, où l’électricité est injectée dans le réseau national de Transport d’électricité pour alimenter les consommateurs.
La zone d’atterrage, jonction entre les câbles sous-marins et terrestres, sera située à Erdeven sur la plage de Kerhillio.