Eoliennes en Mer du Nord

Un pacte d’investissement historique pour l’éolien offshore en Mer du Nord 

Publié le 5 février 2026

Réunis à Hambourg lors du troisième Sommet de la mer du Nord le 26 janvier, neuf États européens, dont la France, ont scellé une alliance stratégique sans précédent en faveur de l’éolien en mer.

La ville de Hambourg, carrefour historique du commerce maritime, a accueilli une délégation de haut niveau composée des chefs de gouvernement et des ministres de l’Économie de neuf pays riverains et voisins : la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni. Accompagnés de la Commission européenne, ces États ont entériné un plan d’accélération industriel massif de l’éolien en mer.

Alors que l’Europe dispose actuellement de 37 GW de capacités d’éolien en mer, le pacte fixe un rythme cible de 15 GW installés chaque année sur la période 2031-2040. L’objectif final est ambitieux : atteindre une capacité de 300 GW à l’horizon 2050, faisant de la mer du Nord le premier bassin énergétique offshore au monde.

Un tournant pour la souveraineté européenne

Pour soutenir cette ambition, la filière industrielle s’est mobilisée. Sous l’égide de WindEurope, les industriels se sont engagés à investir 9,5 milliards d’euros dans la chaîne de valeur européenne. Cet investissement massif vise à consolider le savoir-faire européen et à soutenir les champions du secteur.

La réussite de ce pacte repose également sur une nouvelle approche économique. Pour réduire les risques pesant sur les investisseurs face à la hausse des coûts de construction, les États ont validé la généralisation des « contrats pour différence » (CfD). Ce mécanisme de régulation permet de stabiliser les revenus des producteurs et de garantir la visibilité nécessaire au financement de projets d’une telle envergure.

Enfin, le sommet a mis en lumière la nécessité d’une approche intégrée. Il ne s’agit plus de développer des parcs nationaux isolés, mais de bâtir une infrastructure commune. La gestion des ports, les raccordements transfrontaliers et l’interconnexion des réseaux électriques sont désormais pensés à l’échelle régionale pour optimiser la production et le transport de cette énergie verte.